Mycelium

Y a des gens qui me donnent la nausée

J’ai fait une liste avec leurs noms que je lis à voix haute quand me prend l’envie d’avoir l’envie de vomir

Ça me retourne l’estomac jusque dans la gorge.

 

Y a un violeur qui se croit révolutionnaire.

Y a une gamine égocentrique gelée comme une balle.

Y a des Premièr-es Ministres

Y a des chroniqueurs et des chroniqueuses

Y a un gars qui se croit fin et qui le sera jamais

Y a des cons et des connes qui se présentent comme s’ils avaient inventé la roue mais qui seraient pas capables de découvrir l’eau chaude.

Y a même un président.

Y a peut-être toi.

 

À force de m’obstiner dans ma tête comme un poisson dans un bocal étroit

ou comme mon chat avec son collier trop petit

J’en oublie de lui donner des caresses.

À force d’avoir envie de voir ces noms là pendus par les tripes,

noyés sous la bile,

torturés comme mes mains,

j’oublie d’aimer celui qui me les lèche

pour me réveiller le matin.

Carin Cara

Je bois

Je bois

Je bois !

Je bois !!

Je bois !!!

J’ai bu.

J’ai soif

J’ai soif !

J’ai soif !!

j’ai soif et je ne comprends pas pourquoi quand il fait froid j’ai chaud t’es froide j’ai mal ta gueule voyons part pas reviens mon cou est rouge ta langue bleue mes lèvres encore la bouche ouverte ses dents brisées comme des oeufs durs mon poing fermé leurs bras tordus si fort tarins zonzon pourquoi pourquoi pourquoi

Tu dors ?

Popopopopoésie

Depuis que tous ses lendemains s’étaient transformés en dimanches Rouge ne savait plus où donner du crâne.
Il avait appris l’excitation, l’attente puis l’ennui, il avait transcendanté les limites de son imagination, il avait puisé le potentiel de sa perception, il avait moissonné les fruits de sa haine, il avait vécu le plaisir et ses déserts, le désir et ses geysers, la vie la mort et tous les entre-deux.

Il avait brisé des miroirs, vécu des mourroirs, ressenti des contes et écrit des vies.

Il avait bu.

Crotte de passant

La vie le sang les poules la terre.

Grande, les cheveux ras, des petites boules d’argent en guise de boucles d’oreille, une jupe à fleur, des bas bleus, des bottines à pointe métallique, un sourire à pleines dents.

Les parisiennes sont vraiment jolies. Les parisiennes sont surtout bien habillées.

Un petit tonneau est posé sur le zinc du bar. Derrière se tient le patron et serveur, la petite cinquantaine, l’accent qui respire la tajine, l’oeil gouailleur, le visage rude mais la voix qui sourit.

Petit, bouffi par des années d’alcoolisme à la petite semaine, debout accoudé sur un de ces maigres poteaux métalliques qui jalonnent les trottoirs parisiens pour empêcher l’anarchie du garage, les épaules voûtées sous sa large chemise de flanelle beige, la moustache poivre et sel courte mais hirsute, une montre bon marché au poignet gauche, la cigarette tenue entre les deux premières phalanges, des sandales marocaines aux pieds, un velours côtelé vieux et tâché, un double menton goitreux, l’esprit embrumé par les vapeurs de la mauvaise bière, le regard bovin, la voix plus aigüe que son physique.

Place Sainte Marthe

Moustache, sardine, philosophie, lunettes, équation, allemand, bruit de fond, copies, cennes (cernes ?), carafe, cigarettes, noir, galopin, tartare, allumettes; pointe, huile, marche, branche, vecteur, rein, gris, blanc, jaune, verre, noir, ténèbres, moutarde, rouge, souffre.
Matrice de sens. Le ciel est bleu, les nuages effilochés dans le cadre des toits.
Un estomac esseulé, une escapade qui se fait attendre au prix d’une attention trop courte.
Appel du vide d’un lendemain de soirée.

Incipit.

– Que faites-vous dans la vie?

– Je marche.

– Vous marchez ? C’est-à-dire ?

– Eh bien c’est tout simple; je marche.

– Et pour aller où ?

– Je… je ne sais pas. Enfin, cela a-t-il une importance ?

– Vous marchez mais vous ne savez pas dans quelle direction ?

– Bien sûr que si, toujours la même. Je préfère voir où je vais, c’est tout de même plus pratique.

– Donc vous savez où vous allez !

– Non.

– Je ne comprends pas. Tout ceci me paraît légèrement confus.

– C’est pourtant simple.

– Pour vous peut-être… mais j’ai du mal à saisir comment vous pouvez à la fois savoir dans quelle direction vous marchez tout en ne sachant pas où vous allez. A moins, bien sûr, d’être de mauvaise foi.

– J’ai bien peur que cette fois, c’est moi qui ne comprends pas.

– Nous voilà bien. (silence) Essayons depuis le début. Vous vous levez le matin. Et ensuite ?

– Ensuite, je m’assure d’avoir les yeux bien ouverts; je vérifie que j’ai bien toujours 4 à 5 membres; je me gratte la tête; je baille généreusement une fois ou deux dans le même temps. Je me gratte parfois les aisselles, la panse ou l’entrejambe; je m’étire; je…

– Sautons quelques étapes, voulez-vous ?

– Jusqu’à quel point ?

– Jusqu’au moment où vous vous mettez à marcher.

– Ah. (pause) Avec ou sans souliers ?

– Vous faites beaucoup de distance pieds nus ?

– Non.

– Alors avec s’il-vous-plaît.

– Eh bien je m’assure que mes pieds sont dans le bon sens, je mets le gauche devant le droit (parfois je fais le contraire quand je me sens d’esprit coquin), puis le droit devant le gauche. Ensuite, je recommence la manoeuvre. En principe, ça fonctionne plutôt bien. Avec un petit peu d’entraînement, on arrive même à l’effet escompté.

– Qui est ?

– Se retrouver là où on n’était pas auparavant.

– … (soupir) C’est fascinant. (silence) Et ce « là », en l’occurrence, c’est quoi ?

– Absolument tout ce que vous désirez. C’est là la beauté du geste.

– Bon. Si je comprends bien, vous mettez un pied devant l’autre. Et vous faites cela combien de temps ?

– Cela dépend.

– De quoi ?

– D’une multitude de choses.

– De la destination par exemple ?

– De la … mais non voyons ! Quelle question idiote !

– Mais enfin, vous marchez bien avec l’objectif de vous rendre quelque part !

– Oui, mais ce quelque part, comment puis-je le connaître avant de l’atteindre ?

– Attendez, mais c’est délirant ! Comment voulez-vous atteindre une destination dont vous ignorez en même temps l’existence en partant ?

– Ca n’est pas délirant, c’est que je m’évertue à vous dire depuis le début !

– Mais par exemple, quand vous prenez un chemin à une intersection, il y a bien des panneaux, des bornes pour vous indiquer la direction que vous empruntez !?

– C’est fort possible, mais je n’y prête guère attention.

– Et pour quelle raison ?

– Je ne peux tout simplement pas.

– Pourquoi donc ?

– Mais enfin, soyez attentif quand je vous parle ! Puisque je vous dit que je m’assure que mes pieds sont dans le bon sens ! Êtes-vous de ces acrobates qui savent voir le ciel en regardant par terre ? Croyez-moi, j’aimerais avoir ce don !

(semble las; se masse les tempes un instant) Ecoutez, je ne sais pas si vous êtes véritablement fou ou si vous me prenez pour un imbécile, mais j’essaie vainement d’avoir une conversation intelligente avec vous depuis le départ et j’ai le sentiment que ça ne nous a pas mené très loin jusqu’à présent.

– J’essaie pourtant d’utiliser des termes simples, accessibles, directs. Vous savez, un homme m’a dit un jour que l’on pense comme on marche et inversement. Si vous permettez, je crois qu’on tient là votre problème. Vous êtes trop préoccupé par la destination pour vous apercevoir que vous trébuchez sur vos lacets depuis le début.

– Vous faites erreur, ça n’est pas moi qui ait un problème, c’est vous de toute évidence. Par ailleurs, je vous rappelle que c’est la raison de votre présence ici.

– Ne changez pas de sujet.Vous savez pertinemment que si je suis ici ça n’est pas que j’ai un problème mais que d’autres en ont avec moi. Mais passons, c’est un détail.
Vous vous targuez de faire l’effort de comprendre pourquoi je marche mais tout ce qui vous intéresse depuis le début a uniquement rapport à l’endroit où je m’arrête de marcher ! C’est tout de même paradoxal ! Qu’on pose ce genre de question à un passager s’apprêtant à prendre le bus ou l’avion, voire même le train, passe encore, mais là…

– Vous avez quelque chose contre le train ?

– Absolument pas, c’est un excellent moyen d’aller d’une ville à l’autre. Avec le train, on sait à peu près quand on part, à peu près quand on arrive, et si on a oublié la destination, le billet est là pour vous la remettre en tête.

– Ce serait donc plus généralement avec la mécanique que vous êtes fâché ?

– Pas tout à fait, ou alors indirectement. Je n’ai rien contre les rouages, les pas de vis ou les boulons qui sont, au demeurant et pour la plupart, des individus tout à fait respectables. Non, ce qui me froisse en réalité, c’est l’interdiction générale aujourd’hui de sauter d’un train en marche.

– Heureusement voyons ! On évite ainsi des accidents, c’est très dangereux comme manoeuvre.

– Vivre est dangereux…

– Tout dépend de la vie que vous menez.

–  Si vous calculez le degré de dangerosité d’une chose en fonction de la probabilité que cette même chose provoque le trépas, je peux vous assurez qu’il n’est rien de plus dangereux que la vie. Voyez-donc par vous-même: cent pour cent des gens morts ont eu une vie.

– Je ne savais pas que vous comptiez parmi les fidèles de Lapalisse.

– Et pourtant, nous sommes partout. « Nous n’oublions pas. Nous ne pardonnons pas. Expect us. »

– … (silence gêné)

– Excusez-moi. Je délire. J’ai parfois des accès de naïveté subite. Ca finit toujours par passer.

– Vous disiez vouloir sauter d’un train en marche…

– Oui, enfin, si je prenais le train bien évidemment. Mais comme je n’en ai ni l’envie ni les moyens, la question est réglée. Néanmoins, je reconnais bien volontiers une utilité au train. Pour les choses inertes, qui ne peuvent se déplacer d’elles-mêmes, c’est fantastique. Je serais une botte de foin ou un tas de gravats, j’adorerais prendre le train. Mais moi, voyez-vous, j’ai deux jambes — j’ai d’ailleurs remarqué en entrant dans la pièce, avec stupéfaction, que vous êtes vous aussi l’heureux propriétaire d’une paire admirable — et elles n’apprécient guère que je délègue à une machine ce pour quoi elles restent si bien attachées au reste de mon corps.

– Et c’est donc pour cela que vous marchez ?

– En un sens oui. Pour cela et pour bien d’autres choses encore. Tout comme je respire parce que j’ai deux poumons ou que je regarde autour de moi parce que j’ai des yeux. Je marche comme je respire, d’un rythme naturel, en lien avec ce qui m’environne. Je marche parce qu’ainsi, tout m’est accessible; je n’ai besoin de subvenir à aucune autre nécessité que de répondre aux miennes. La marche, étrangement d’ailleurs, en en étant une, subvient à une autre, celle de penser. Il n’est de pensée plus claire, plus aérée, plus libre, plus fraîche, qu’en marchant. Il n’y a rien de pire que les pensées qui moisissent au fond d’un cabinet, emprisonnées sous le carton d’un livre enfermé dans une bibliothèque humide, comme un oiseau auquel on aurait coupé les ailes et qu’on laisserait faisander la tête en bas dans un garde-manger, accroché par les pattes.
Sans air, la pensée tarit, l’inspiration flétrit, le sens fane, l’art s’émousse. Bientôt on s’ennuie, on se raidit, on se met à compter les secondes, on se prend à désirer la fin et on trouve désormais normal de regarder à travers la fenêtre plutôt que de l’ouvrir.

Flou cinétique

Le train. C’est toujours quelque chose le train. Pas comme le bus par exemple, mais pas non plus comme l’avion. C’est le signe d’une distance qui n’est pas si grande qu’elle dépayse et permette une vraie et saine coupure, mais qui n’est pas non plus si courte qu’elle ennuie ou qu’elle laisse indifférent.

C’est aussi l’énumération des gares au rythme saccadé des roues métalliques sur les rails rouillés.
Ce sont ces mêmes rails avec lesquels on fait la course sans jamais vraiment savoir qui gagne.
Ce sont les paires d’yeux qui défilent de droite à gauche pour essayer de saisir des formes sensibles dans les étirages flous de la vitesse.

C’est la pénombre soudaine d’un tunnel et la lumière électrique jaunissante qui l’accompagne, le reflet de la vitre qui prend les accents du miroir et le jeu des regards croisés des passagers circonspects allergiques au contact social.

C’est le contrôleur et sa machine à trous. Même électronique, elle ne sert toujours qu’à faire du vide. Dans ta tranquillité à défaut de ton billet.

C’est la Saône, c’est le Rhône, c’est la Seine, c’est le Doubs. Ce sont les maisons roses, grises ou blanches.

C’est le petit carnet qui se remplit d’écritures désarticulées par les cahots.

HannaH

La cigarette qu’il tenait à la main se consumait lentement. Il pouvait voir très précisément le fin serpent incandescent consumer le papier, tournant autour du périmètre de tabac de manière désordonnée et pourtant si précise, d’un sens puis de l’autre, s’arrêtant l’espace d’un instant à l’un des traits grisâtres horizontaux, puis reprenant sa course effrénée vers le suivant sans même reprendre son souffle, laissant s’échapper dans son sillage des volutes bleutées aux courbes fantasques qui, dans l’air immobile de la chambre, rendaient l’âme en un fil fragile s’élevant vers l’infini du plafond pour en noircir les contours.

Il pouvait en imaginer les nuages flous tirés du filtre par la force de son souffle, pénétrant dans sa bouche, s’arrêtant brièvement dans sa gorge puis dévalant les parois de sa trachée pour aller tapisser les alvéoles de ses poumons d’un infime rideau de particules étranges. De cette bouffée, il se représentait visuellement le goût comme d’un paysage de fiction, sombre, sec, le soleil pointant à l’horizon derrière les nuages bas, habité d’un vent dont il est possible d’entendre les cris sans en ressentir les trombes, le temps de ces quelques précieuses secondes pendant lesquelles la chimie universelle faisait passer les molécules ingérées de la paroi de ses bronches à ses capillaires sanguins.

Il pouvait ressentir presque naturellement l’accélération des battements de son coeur comme un pas trotté se métamorphosant peu à peu en galop dans une course perdue à l’avance et, par mégarde, prédire l’engourdissement s’abattant sur sa cervelle, provoquant cet état contradictoire où les symptômes du stress se mêlent à ceux de la torpeur.

Il pouvait deviner le torrent de fumée remontant son oesophage, glissant le long de son palais, y accrochant son écume acide, vacillant dans le fjord de ses sinus pour s’échapper en jets obliques de ses narines avant de lentement s’effilocher une fois libre des barrières épidermiques, laissant dans son passage les traînées de ses oripeaux jaunâtres et malicieux.

Entraîné par son poids, le petit cylindre de cendres semblait dodeliner de la tête, accélérant imperceptiblement sa chute en courbant l’échine, toujours plus bas, pour finir par s’écraser sur le parquet, au milieu de ses semblables, des mégots, des papiers, de la poussière.

Il écarta les doigts, les phalanges marquées par la nicotine, le petit bouchon de coton tombant comme une pierre au fond d’un puit, oublié l’instant même où il quitte les mains l’ayant saisi et tiré de son immobilité tellurique.
D’un geste nonchalant, il chercha le paquet bicolore le long de sa cuisse. Trop fin, trop creux. Vide. Rouge se demanda s’il n’était pas temps de songer à arrêter de fumer.

Correspondance

Rien ne se perd, rien ne se crée: tout se transforme. L’apparence a beau changer, n’ayez crainte, le contenu perdure.

Chose n’est pas coutume, voici une photo, prise par Sarah Lowicki, photographe de renom, accompagnée d’un texte de votre serviteur, prise 1 d’une collaboration qui – j’en suis persuadé – saura vous ravir.

* * *

Montréal-1780

A force de voir ces murs blancs
à force de contempler cette porte toujours fermée
à force de n’entendre que des cris étouffés
à force de n’avoir pour horizon que de tordre mes mains dans un sens puis dans l’autre
à force de prendre des cachets pour oublier le néant de ma vie quotidienne
à force de voir mes cheveux tomber d’ennui
à force de pondérer le poids de la vie plus que de profiter de sa durée
à force d’à force
je finis par ne plus savoir
qui de nous deux garde l’autre.

Cafféine

Malgré le stade avancé de sa misanthropie aigüe (ou peut-être de son fait), Rouge n’avait jamais réussi, bien qu’au prix de pénibles efforts, à se débarrasser du seul et unique démon intérieur dont la nature perverse restait un ennemi irréconciliable du reste du troupeau sans cesse grandissant de ses défauts.

Une fois de plus, cette pensée confuse resurgissait dans le flot brumeux de ses pensées alors qu’il était attablé devant une tasse de café tiède, le regard vagabondant de la contemplation d’un visage à celle de hanches, d’une courbure de dos, d’une chevelure et d’une multitude d’autres attributs dont pouvaient être affublées les personnes se succédant dans la file s’allongeant peu à peu, telle une tige semblant s’enraciner dans le comptoir du troquet devenant graduellement plus bruyant.

Une anomalie en accompagnant généralement une autre d’après le digne et regretté Murphy, le subtil ordonnancement des traits de Rouge sembla dessiner sur son visage un léger sourire.
« Tu es un bon personnage de roman » se dit-il; « rien de tel qu’un peu de prévisible imprévisibilité pour donner au lecteur le sentiment de sa propre intelligence ».
« J’aime ta manie du sarcasme », répondit Rouge II. « Beaucoup moins celle de la mise en abîme ».
« Vos gueules; si vous continuez, la Plume risque de s’apercevoir de quelque chose », susurra Subconscient en pointant un doigt chétif et tâché vers le ciel.
« Je vous jure que je n’ai aucune idée de ce qui se trame », chuchota Loteur à la première personne de la file entre deux mouvements de bras pour dégorger la machine à espresso.
« Je ne comprends plus rien! » s’écria quelqu’un dont le nom m’échappe tandis que je me sens perclus par la flemme d’en dessiner les contours.

Pendant ce temps, laissé à l’abandon sur soin coin de table crasseuse, le café de Rouge s’évertuait à ne pas vouloir réchauffer.
Le temps semblait comme figé par la mélodie lancinante de musique d’ascenseur coulant presque laborieusement des petites enceintes poussiéreuses disséminées aux quatre coins de la pièce.